mardi 30 avril 2013

L'AFRIQUE AU POSITIF.



L’AFRIQUE VUE PAR LES ÉTRANGERS:

Afrique:
  • Continent sec avec une superficie de 30.272.922 km2, incluant les îles, avec plus d’un milliard d’habitants et 54 pays y compris  les archipels. 
  • Continent colonisé par les puissances françaises et anglaises entre autres et ses différents pays répartis après l’abolition de l’esclavage à la conférence de Berlin en 1884 -1885.
  • Continent détruit par les conflits internes, des conflits latents et les rebellions armées. Conflits ethniques, sociopolitiques et les guerres civiles. Des pays dans lesquelles l’hostilité et la pauvreté se donnent la main empêchant le continent d’avancer. Entre les conflits les plus graves, se trouvent le Génocide du Rwanda en 1994, le conflit militaire du Darfour en 2003, la guerre pour l’indépendance de l’Algérie de 1954 à 1962, l’Apartheid en Afrique du Sud, la crise politico-militaire de la Côte d’ivoire, les coups d’état de la République Centrafricaine, les disputes de frontière entre l’Erythrée et l’Ethiopie, les conflits en Angola, au Soudan, en Sierra Leone, Somalie, Ouganda… Des conflits qui ont fini avec des vies innocentes, retardant tout le continent. 
  • Afrique sèche dans les états du Sahel, désertique et vulnérable face aux changements climatiques et déboisée par la biomasse naturelle et l’agriculture qui est la base de son économie. Agriculture, secteur primaire rudimentaire et sans aucune politique efficiente.
  • L’Afrique manque d’infrastructures et de haute technologie. Son secteur industriel est déficitaire, sans parler du secteur tertiaire et des services presque inexistants.
  • Fort taux de natalité et de mortalité. Mortalité infantile. Expérience de vie très basse par manque d’hygiène, eau non potable, malnutrition, famine, épidémies, maladie sexuellement transmissibles… Les 5 pays du monde, avec la plus basse espérance de vie sont africains.
  • Insalubrité galopante, manque de sécurité sociale et de services publics.
  • Pays sous-développés, pays pauvres, pays en voie de développement, pays du tiers monde, pays endettés vis-à-vis des pays du Nord, pays avec des économies à la dérive à cause de leurs dirigeants corrompus.
  • L’Afrique n’a aucune présence dans les moyens de communication internationaux. Elle n’existe presque pas et n’a pas de voix dans les processus de prise de décision à l’échelle mondiale. Elle n’a aucune place dans la mondialisation. Son apport au commerce mondial se base sur l’exportation de pétrole, de minéraux et de matières premières agricoles. 
  • Indices de développement humain alarmants. Faible taux d’alphabétisation. C’est le continent le plus pauvre de la planète. L’Afrique dépend des aides extérieurs, des aides économiques, des aides alimentaires. Son PIB représente seulement le 2,6% du total mondial. On peut y vivre avec moins d’1 euro par jour.
  • C’est le continent le moins urbanisé de la planète.
  • Seulement le 25% de sa population a accès à l’électricité et la majorité de ses habitants vivent dans une pauvreté extrême.
  • 28% du territoire africain est sauvage.
  •  Instabilité politique dans presque tous les états africains.
Qui ne connaît pas cette Afrique qui fait peur ?



L’AFRIQUE VUE PAR LES AFRICAINS.

Afrique.

“…Kinshasa. Libreville. Ouagadougou… Lomé. Cotonou. Bamako. Conakry… Abidjan debout…” chantait Awilo Logumba en parlant de son Afrique vibrante.

Et nous, on dirait encore plus. Nairobi. Malabo. Bujumbura. Accra. Yaoundé. Dakar. Niamey. N’djamena. Lagos…
De grandes villes actives, bruyantes et avec des hordes de vendeurs ambulants, de fonctionnaires…Motos, voitures, musique à fond dans les buvettes, les salons de coiffures, les gardiens devant les banques, les hôpitaux, les restaurants, les statues commémoratives, les stations d’essences, les universités, les femmes bien vêtues, les panneaux publicitaires, les écoliers vêtues en uniforme scolaires, les boîtes de nuit, les jeunes à la dernière mode européenne… la chaleur… 

Afrique australe, Afrique occidentale, Afrique tropicale, Afrique orientale, Afrique méditerranéenne… des termes exotiques désignant des destinations fascinantes et mystérieuses.

Afrique noire, Afrique chaude.

L’Afrique est beaucoup plus qu’un continent avec des gens malades. L’Afrique est beaucoup plus qu’un continent d’enfants malnutris et des pays sous-développés. L’Afrique connue pour ses désastres mais dont on ignore les avancées.
Une Afrique de plus en plus consciente avec ses politiques d’alphabétisation, sa lutte contre la corruption, avec sa démocratie qui s’installe déjà dans tous ses pays, sa lutte pour la parité, le planning familiale et le droit des enfants…
L’indice de développement montre une Afrique mal nourrie, analphabète et pauvre mais ils oublient de nous dire sur quelle base ils jugent cette Afrique châtiée par l’Histoire, châtiée par l’Esclavage et la Colonisation. Un continent soumis et libéré il n’y a que quelques décennies, mais qui continue de croître malgré les guerres et les épidémies. 

En Afrique, il y a un faible taux d’éducation, mais beaucoup de gens vont à l’école et d’autres apprennent un métier, tel que cela se faisait en Europe il y a plusieurs années quand l’école n’était pas obligatoire.
Certains pays sont en guerre, oui. Mais pas tous. L’Afrique ne compte pas plus de 15 pays affectés par des conflits. En Afrique, tous les enfants ne sont pas mal nourris et certains n’ont jamais connu la guerre. Il y a beaucoup de gens qui ont accès à l’eau potable et aux services publics. 

L’Afrique n’est pas le triste continent qu’on montre dans les médias. Elle est pleine de richesse et de gens qui mangent tous les jours à leur faim. Elle est remplie d’enfants joufflus qui vont à l’école. C’est l’Afrique des femmes travailleuses qui ont une grande place dans la société comme dans leur économie domestique. Des femmes qui luttent comme beaucoup d’autres dans le monde pour faire comprendre une chose pourtant simple telle que l’égalité entre l’homme et la femme.

Notre Afrique n’est pas représentative dans les organismes internationaux, non parce qu’elle ne participe pas, mais parce que personne ne lui donne une place. L’image d’évolution zéro est tellement commentée que même nous les Africains, nous pensons que notre terre ne peut rien nous donner. C’est vrai que nous n’avons que le secteur primaire qui domine, mais pourquoi personne ne parle des corporations de travailleurs de la terre qui s’organisent et cherchent des solutions en travaillant les ressources naturelles pour augmenter les rendements de leur pays chaque année ?

Nous aussi nous produisons. Nous aussi nous travaillons.

L’Afrique, ce n’est pas seulement des animaux et des tribus. L’Afrique c’est aussi des organismes sociaux qui s’occupent des  familles, de l’éducation, des religions, des systèmes économiques… tout un ensemble social qui s’organise pour les valeurs et l’union de la société et du continent.

L’Afrique des grands hommes. L’Afrique des grands noms. 

L’Afrique de Sundjata Keita, qui dans la Bataille de Kirina luttait pour l’empire du Mali. L’Afrique des guerriers d’Abeokuta et des Amazones du Dahomey. La même Afrique qui a créé l’Union africaine, l’ancienne organisation de l’unité africaine pour la paix dans le continent.

L’Afrique de la négritude. L’Afrique d’Aimé Césaire et celle de Léopold Sedar Senghor pour la reconnaissance d’une identité. L’Afrique de Youssouf N’dour, de Manu Dibango, de Fela Kuti, de Salif Keita. Toumani Diabaté, Lokua kanza, Alfa blondy, Cesaria Evora… entre autres.
L’Afrique de Wole Soyinka, de Sembène Ousmane, de Youssef Chahine, de Chinua Achebe. L’Afrique de Mariama Bâ et de Malick Sidibé. L’Afrique de Idrissa Ouédraogo, de Chiek Oumar Sissoko, de Souleymane Cissé.

L’Afrique de la FESPACO, de la FIMA, de la KORA. D’acteurs, de modélistes  et de musiciens.
Afrique luxueuse, Afrique créative.

L’Afrique des patrimoines de l’humanité, des pyramides, du Kilimandjaro, des déserts du Sahel et des plages sauvages des archipels…
Afrique, patrimoines historiques. Les Iles de Gorée et la Porte du Non Retour sur les côtes du Benin, mémoires des esclaves. Tombouctou, Djenne et Pays Dogon, patrimoines de l’UNESCO. L’Afrique des pays singuliers. Pluralité de religions, pluralité de réalités qui vivent la plupart dans une harmonie exemplaire.

L’Afrique du respect, de l’éducation, des valeurs multiples et de l’unité familiale.

L’Afrique des mers et des océans. Afrique verte et non pas seulement désertique. Riche en minéraux, claire et profonde. L’Afrique des bêtes qu’on appelle sauvages. Faune exotique et denses. L’Afrique des températures idéales pour rêver et pour sourire. Climat équatorial, climat tropical et climats tempérés…
L’Afrique, avec ses plus de 2000 groupes ethniques et plus de 3000 langues qui représentent plus du tiers des langues du monde. 

L’Afrique des Berbères, des Mandings, des Fons et des Haoussa.
L’Afrique des Zoulous, des Fangs et des Yorubas.
L’Afrique des Bambaras, des Bantus, des touaregs et des Foulani.
Culture de tradition orale, chants et griots. Richesses culturelles, notre richesse à nous.

L’Afrique sensuelles avec ses femmes, des gazelles humaines et des panthères noires avec les yeux flamboyants et la loyauté de ses fils, fauves indomptables et braves guerriers.

L’Afrique de la rue princesse à Abidjan, de “Jonquet” à Cotonou, de “Lemba” à Kinshasa où le show et l’ambiance festive sont garantis. L’Afrique de Yorobo Arafat, d’Africando et de Koffi Olomidé… Ndombolo, mapouka  et kpangor...

L’Afrique du zoum zoum des gens dans les rues et des cris des enfants chantant dans les écoles par milliers avec l’illusion et l’espérance de tout un continent qui est chaque fois plus grand, chaque fois plus fort avec ses enfants sains et propres.

« Chantons les africains. Chantons la belle Afrique. Chantons ses hauts palmiers, la forêt magnifique… » Chantent les enfants dans les écoles.
« Nous n’avons pas de blé. Nous n’avons pas de vignes. Mais nos palmiers sont hauts et notre sol est grand. Chantons la belle Afrique. Chatons ses enfants... » Redit leur chanson.

Orgueil de tous et poumons enflés d’air. Ça, c’est notre terre.

L’Afrique moderne et chaque fois plus libre.
L’Afrique qui est tombée et qui déjà se relève.
L’Afrique n’est pas seulement des statistiques. L’Afrique c’est aussi la vie.

C’est vrai que nous n’avons rien. Mais nous sommes là.

L’Afrique au positif.

http://larnoiredeyaivi.blogspot.com 

* L’afrique vue par les étrangers. Information de Wikipedia. http://fr.wikipedia.org/wiki/Afrique 
***Chanson : “Chantons les africains” 



vendredi 26 avril 2013

QUE MANGENT LES POISSONS DE LA MEDITERRANEE?


Hier, j’ai lu dans une revue digitale que des centaines d’immigrants étaient portés disparus en haute mer, suite au naufrage de leur pirogue. Une tragédie courante, ordinaire et usuelle, qui malheureusement, n’étonne déjà plus personne.

Pirogues naufragées, immigrants morts par milliers...

La mer est devenue une fosse commune et a fini avec plusieurs vies. Des vies anonymes. Des vies de ceux qui quittent leur pays, aveuglés par une fausse illusion et qui affrontent les intempéries sans savoir que ce qu’ils mettent en jeu est beaucoup plus cher que leur futur. Leur vie.

Beaucoup d’immigrants sont morts dans les eaux de la méditerranée. Le bilan est terrifiant  et le total de mort surpasse déjà les cinq chiffres.

Que mangent les poissons de la méditerranée ?

Je sais que le processus de décomposition d’un corps est beaucoup plus complexe, mais en résumé, on peut dire qu’un corps humain mort noyé, coule sous l’effet du poids des poumons gorgés d’eau et après, flotte à la surface à cause des gaz dérivés de la décomposition bactérienne, comme le Méthane et le dioxyde de Carbone, qui forment des sacs d’air dans le même corps. Les corps se décomposent plus ou moins vite, selon la profondeur à laquelle ils coulent

Que mangent les poissons de la méditerranée ?

Il y a des poissons qui se nourrissent essentiellement de substance végétale, mais il y en a d’autres qui sont zoophages : les requins, les perches, le thon, le sandre… et leur régime alimentaire se base sur la consommation de tissus d’animaux vivants ou morts. Des poissons carnassiers, prédateurs et charognards.

Que mangent les poissons de la méditerranée ?

Très peu d’immigrants subsahariens atteignent leurs objectifs. Un tiers des pirogues, chavire, privant ses occupants du rêve européen qui se dessine sur l’autre rive, là-bas au loin. Les pirogues démarrent pleines à craquer de gens qui, pour la plupart, ne savent pas nager. Ils tombent à l’eau et implorent leurs dieux. Mais les dieux restent sourds et ils finissent par mourir noyés et dévorés par la faune marine.

Que mangent les poissons de la méditerranée ?

La mer méditerranée, depuis la ligne du Détroit de Gibraltar jusqu’aux côtes espagnoles est devenue un étang  piscicole naturel, qui fournit aux poissons une source alimentaire très riche en protéines : de la chair humaine.  Un changement dans leur régime alimentaire mais qui pourtant, ne change rien dans la chaîne trophique. Des kilos et des kilos de viande, versés dans la mer au profit des carnassiers marins. Ventrus, replets et pansus, adipeux et d’une épaisseur appréciable, les poissons de la méditerranée qui,  par le réflexe de Pavlov, perçoivent les cris d’angoisses et de détresse des immigrants comme condition à leur opportunité de manger. Et ils salivent quand les immigrants entonnent leurs lamentations.

Que mangent les poissons de la méditerranée ?

Et me voilà assise devant le plat de poisson qu’on vient de me servir. Un poisson brillant et luisant de graisse, avec un air appétissant et savoureux. Je venais juste de lire l’article des naufragés qui avaient péri en haute mer, et comme Amélie Nothom, la métaphysique de mes tubes s’ouvrirent et me firent mention d’une question grotesque.

Que mangent les poissons de la méditerranée ?

Il est clair et net que le premier monde se nourrit toujours au détriment des pays pauvres.

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OUI, JE SUIS AFRICAINE...


Oui, je suis africaine et je n’ai jamais vu un crocodile.
Oui, je suis africaine, mais dans mon pays, les lions ne se promènent pas dans les rues.
Oui, je suis africaine et je n’allais pas à l’école à dos d’éléphant.
Oui, je suis africaine et je ne pratique pas l’anthropophagie, ni aucun dérivé du cannibalisme.
Oui, je suis africaine et on ne m’a pas fait l’ablation.
Oui, je suis africaine et dans mon pays, je mangeais du riz, des pâtes, du veau…
Oui, je suis africaine et je ne parle pas le Swahili
Oui, je suis africaine et je ne vivais pas au milieu d’une forêt ou d’une jungle.
Oui, je suis africaine et je ne vivais pas entourée d’animaux sauvages.
Oui, je suis africaine et en Afrique, je portais pantalons, chemises et chaussures.
Oui, je suis africaine et j’ai toujours bu de l’eau potable.
Oui, je suis africaine et je sais ce qu’est l’électricité.
Oui, je suis africaine et je sais lire, écrire et même parler le latin.
Oui, je suis africaine et je ne suis pas venue en Europe en pirogue.
Oui, je suis africaine et je n’ai jamais vu une poupée vaudou.
Oui, je suis africaine et je ne vivais pas dans une tribu.
Oui, je suis africaine et je n’allais pas avec des cache-sexe et des lances.
Oui, je suis africaine et je ne sais aucune parole incantatoire ni aucune danse de la fertilité.
Oui, je suis africaine et je n’allais pas mal nourrie avec des mouches autour de moi.
Oui, je suis africaine et je n’ai jamais mangé de la viande de serpent ou de singe.
Oui, je suis africaine et je ne sais pas quelle langue est l’Africain.
Oui, je suis africaine et dans mon pays, les gens vont aussi à moto ou en voiture.
Oui, je suis africaine et le mariage chez nous, n’est pas une union de clan ou de tribu.
Oui, je suis africaine et aucune de mes sœurs n’a été échangée contre des chameaux.
Oui, je suis africaine et chez moi nous ne mangeons pas les albinos.
Oui, je suis africaine et chez nous, on sait ce qu’est Internet.
Oui, je suis africaine et dans mon école nous avons des tables et des bancs.
Oui, je suis africaine et mon pays n’est pas en guerre.
...

Oui, je suis noire. Je suis née et j’ai vécu en Afrique.


jeudi 11 avril 2013

LES TISSUS AFRICAINS.


Les tissus africains sont très vifs. Avec mille reflets, ils rehaussent la figure de celui qui les porte et sont très somptueux. Harmonie de couleurs et motifs joyeux, il y a une grande variété de tissus, une pluralité d’options, qui met dans l’embarras de choix à l’heure de choisir. Celui qui a été dans un marché de tissus sait bien de quoi je parle...
Mais ce que beaucoup de gens ne savent pas ici en Europe, c’est que les tissus africains, au-delà de leur fonction principale qui est de vêtir, jouent un rôle fondamental dans les relations sociales. 

« Le vêtement est l’alphabet du corps… » 

Et pour cela, dans les sociétés de plusieurs pays de l’Afrique occidentale, bien choisir un tissu est primordial car beaucoup de choses en dépendent. Pour ce fait, chaque tissu a un nom. Un nom en accord avec une société dans laquelle prédominent l’ostentation et les « Qu’en dira-t’on ». Des sociétés dans lesquelles rivalités et curiosité sont des vecteurs culturels. Les tissus africains renferment des messages subliminaux et un langage symbolique que comprend tout le monde là-bas ; Des images métaphoriques dans lesquelles se mélangent pouvoir, amour, rage et orgueil… 

Les tissus africains définissent une situation. Ils définissent et donnent une image de la propre personne. Ils disent si cette personne est riche ou si elle est pauvre ou encore si elle est en conflit avec quelqu’un. Les tissus africains peuvent arriver à montrer si cette personne veut la paix ou si elle prépare une guerre cruelle et acharnée et parfois révèlent avec qui.

Tissus africains, tissus revendicatifs de la situation des femmes, dans les sociétés africaines, qui cherchent leur propre liberté. Ces tissus parlent de la parité, de l’égalité entre les hommes et les femmes et de la lutte que mènent ces femmes pour atteindre leurs objectifs. Les tissus parlent de rivalités sexuelles et sentimentales, de la polygamie, des proverbes, de philosophie et d’une certaine manière de vivre la vie.

Les tissus africains en général, des pancartes muettes aident à apaiser les conflits personnels ou à les raviver. Une simple erreur d’alphabet corporal et une affaire peut tourner au vinaigre. Les tissus peuvent faire que quelqu’un soit bien ou mal vu et peuvent expliquer une situation personnelle.

EXEMPLES DE TISSUS :


COEURS ENCHAINES:
La personne qui porte ce tissu veut dire à ses prétendants qu’elle a déjà un élu pour son cœur, qu’elle a déjà le cœur enchainé et qu’elle n’est disponible pour personne.




CHERI, NE ME LAISSE PAS:
C’est le tissu de ceux qui veulent laisser un message très clair à leur partenaire ou à la personne qu’ils aiment. Il symbolise la non-entente dans le couple. Mais c’est aussi le tissu de la réconciliation après les disputes conjugales


MON MARI EST CAPABLE.
C’est le tissu des femmes qui se vantent d’avoir un mari riche et fantastique. Seuls les hommes riches étaient capables d’acheter ce tissu si cher à leurs femmes. Et les femmes le portaient orgueilleusement pour montrer que leur mari n’est pas n’importe qui.

JE COURS PLUS VITE QUE MA RIVALE.
Quand une femme porte ce tissu, elle veut juste faire remarquer qu’elle est dans une guerre ouverte avec sa rivale et qu’elle vaut beaucoup plus qu’elle.



SI TU SORS, JE SORS.
C’est le tissu de la revendication des femmes qui ne veulent plus être de simples « femmes au foyer ». Elles veulent être libres et égales aux hommes. Mais dans une société machiste, la femme qui porte ce tissu s’attire la haine de sa famille politique parce qu’elle veut montrer qu’elle a les mêmes droits que son mari.


GENITO
Ce tissu symbolise l’image d’une femme mûre qui sort avec un homme beaucoup plus jeune qu’elle et dont elle assure les dépenses.


HIBISCUS
Auparavant, les amies célibataires de la mariée portaient des habits avec des motifs d’hibiscus pour montrer qu’elles étaient ouvertes à une relation ou à une aventure amoureuse. Une femme mariée portant ce tissu montre une envie d’adultère et est sermonnée par son cercle le plus intime.

JE PULVÉRISE LES YEUX DE MA RIVALE:
Celle qui porte ce tissu veut montrer qu’elle n’a peur de rien et que la fin justifie les moyens face à ses rivales.
LE GROTTO OU LA POMME DE LA DISCORDE:
Un “Grotto” est un homme riche et important. Ce tissu est aussi appelé « La pomme de la discorde » parce que la femme qui le porte montre qu’elle a un amant riche entre ses amis, qui lui paye tous ses caprices. Et donc ses amies mariées avec des hommes importants commencent à se poser des questions…
LES YEUX VOIENT, LA BOUCHE NE PARLE PAS: 
La bouche n’a pas à dire tout ce que les yeux voient. Valeurs primordiales de n’importe quelle société: Discrétion et sagesse.

LES ONGLES DE MADAME THERESE:
Le bruit courait que Madame Thérèse, épouse du président ivoirien Houphouet Boigny, ayant appris que son mari avait une maîtresse, avait promis défigurer sa rivale avec ses propres ongles.
CINQ HEURES:
Les hommes se rassemblaient à cette heure sous l’arbre à palabres. Et à cette même heure, les femmes se paraient de leurs plus beaux atours pour aller dans les environs…


FEUILLES DE GOMBO:
C’est le tissu de la femme capable d’assumer sa propre solvabilité et son indépendance économique en tant que veuve, divorcée, célibataire ou femme émancipée. La femme qui porte ce tissu est une femme capable d’assurer son économie familiale.


LA CONJONCTURE.
Le nom de ce tissu fait référence à la crise économique qui a secoué plusieurs pays de l’Afrique Occidentale durant les années 80. Les motifs représentent des feuilles de manioc. Et le manioc est une des tubercules les plus utilisées dans la cuisine africaine en temps de famine...


LA RECONCILIATION:
Tissu bicolore vert-blanc avec des oiseaux volants ensembles dans la même direction. C’est l’espérance, la solidarité et la paix pour un même objectif. C’est le tissu du pardon.
LA TOUR DE BABEL:
Tissu né du feuilleton brésilien qui portait le même nom.


LES FEMMES FORTES:
C’est le symbole de la femme polyvalente et capable. Tissus des femmes fortes et égales aux hommes.


L’UNION FAIT LA FORCE: 
Les motifs représentent des doigts, une main et des pièces de monnaies. Ce qui représente qu’un doigt tout seul ne peut pas faire grand-chose mais qu’avec les doigts unis, on peut gagner beaucoup…
TON PIED, MON PIED: 
Un autre tissu qui revendique la parité et l’égalité entre l’homme et la femme. Il représente aussi la femme possessive qui veut suivre son mari partout.
LES YEUX DE MA RIVALE:
Ce tissu a fait fureur dans les foyers polygames. Il symbolise la splendeur féminine avec la couleur jaune. On y voit aussi l’œil de la rivale qui rougit à cause de la jalousie. L’œil noir représente la rage.

…Et beaucoup d’autres… il existe des tissus pour toutes les situations. Une femme abandonnée par son copain portera "Dommage… Tu ne sais pas ce que tu perds…" ou "Si tu me laisses, je ne mangerai pas des cailloux" ou encore "Liberté totale" Et celle qui ne veut pas qu’un homme s’approche d’elle portera : "Va jouer ailleurs..."


"Quand on se retrouve nu, on est sans parole." Vraiment, l’habit est l’alphabet du corps.

A suivre... 

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Source: Afriquartquilt.be

mardi 26 mars 2013

L'EXCUSE DE DIEU.


"Demandez, et l'on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvre à celui qui frappe...." (Matthieu 7.7-8)
C’est ce que dit la Bible.
Exégèses écrasantes qui réconfortent ceux qui se conforment avec leur réalité. Si Dieu est et existe, pourquoi laisse-t-il mourir des innocents, alors qu’il peut les sauver ? Pourquoi tant de catastrophes et tant de malheurs ? Que lui arrive-t-il au Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ?
Quelle est l’excuse du Dieu de Jérémie, D’Isaïe et des Thessaloniciens ? Le même Dieu de la Genèse, des Livres de la Sagesse et de l’Apocalypse ?
« Tu le prieras, et il t’écoutera. Vienne l'humiliation, tu prieras pour ton relèvement: Dieu secourt celui dont le regard est abattu. Il délivrera même le coupable… » C’est écrit dans le livre de Job.
Dieu nous écoute ?
Et s’il est amour et sauveur, où était-il quand les gens mouraient par milliers dans les camps de concentration quand régnait l’Holocauste ? 
Où était Dieu quand à Soweto, des jeunes et des enfants mouraient sous le slogan «La liberté avant l’éducation » durant l’Apartheid ?
Où était Dieu quand Steve Biko, de même que beaucoup d’autres, fut pris et torturé jusqu’à la mort quand il militait pour la liberté de son peuple en suivant le même idéal que Nelson Mandela ?
Où était Dieu quand tombaient les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki ?
Où est Dieu quand il y a encore des races opprimées et des injustices culturelles ? 
Quelle est l’excuse de Dieu devant les femmes violées au Congo et les enfants mutilés par les mines antipersonnel ?
Est-il peut-être aveugle, ce Dieu ?
On dit qu’il nous a créé avec et par amour. Avec quel sentiment voit-il donc mourir ce que lui-même a créé ? Ou bien tous ceux qui sont morts dans les différentes guerres de l’humanité ne sont pas des fils de Dieu ? Immorales et cruelles guerres, depuis celle des Boers jusqu’à celle des Balkans en passant par les mondiales, la guerre civile espagnole, la arabo-israélienne, celle de Corée, de Vietnam… Sans oublier la guerre civile d’Angola, de Burundi, le conflit du Darfour, du Congo, d’Ouganda... Le génocide du Rwanda… 
Catastrophes naturelles, ouragans, tsunamis, famines… Des fléaux contemporains et apocalypses modernes, comme quand les sept Anges versaient leurs coupes dans les mers et dans les océans, comme symbole de la colère de Dieu, à dos de mammifères ongulés et périssodactyles.
Et Dieu reste muet devant les pleurs de ses propres enfants.
Où est ce Dieu qui aime, celui qui donne refuge et paix aux affligés ? 
Le Dieu des Psaumes et d’Ezéquiel ? Le Dieu de son fils et de Jérusalem ? 
Où est le Dieu qui réconforte et défend les plus faibles ? Celui qui punissait les mauvais et vengeait les innocents ?
Beaucoup sont morts en implorant un Dieu sourd qui écoute les cantiques et les prières mais qui est toujours absent. Quelle est ton excuse Dieu ? Réveilles-toi et dis-nous où tu étais et où tu vas quand ces abominations passent. Dis-nous comment tu supportes ces cris de douleurs et tu acceptes qu’on continue à te chanter et à te louer…
On a vu des barbaries, des choses terribles. Des désastres naturels qui ont ôté la dignité à des peuples entiers. Que t’avons-nous fait pour que tu jettes sur nous ces calamités comme tu l’as fait avec l’Égypte et la Babylone ? 
On a vu des choses terrifiantes qu’a faites l’homme à son prochain. Et le méchant gagne une guerre sur l’innocent. Et le plus fort profite sans procès du plus faible. Et les innocents sont dépouillés parce qu’ils n’ont pas la force de leur Dieu avec eux. Domination, dictature, oppression, tyrannie, esclavage. Depuis quand ne punis-tu plus  ceux qui font souffrir ton peuple ? Depuis quand ne punis-tu plus ceux qui ne savent pas ce qu’est la fraternité? Toi qui châtiais des rois simplement parce qu’ils avaient nié l’hospitalité au peuple de Moïses, maintenant tu ne fais rien quand des continents sont massacrés et soumis et quand des races sont injustement traitées… Dieu, pourquoi tu n’es plus juste ? Ne sommes-nous donc rien pour toi ?
Sébastian Brandt disait Dans son livre: La nef des fous: “Ainsi parla le seigneur avec rage: “Si vous ne respectez pas mes commandements, je vous enverrai mort, guerre, famine… Et je les multiplierai sans écouter prières ni lamentations; Ainsi me l’ont demandé Moïses et Samuel. Je suis ennemi de l’âme qui ne désiste pas du péché et qui doit recevoir son châtiment, parce Dieu, c’est moi... »
Quels péchés avons-nous commis pour que le monde aille ainsi ?
Mais sincèrement Dieu, toi qui pardonnes toujours, je crois que tu exagères. 
Dis-nous pourquoi tu nous laisses seuls et nus sous cette pluie froide.
Dis-nous quelle est ton excuse
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jeudi 21 février 2013

LES SEINS AFRICAINS.


Les seins africains dans leur morphologie externe, ne jouissent pas de la même réputation que les fesses des africaines. Pendant que les rumeurs n’arrêtent pas de louer la turgescence des fesses africaines, pour les seins, il semble que rien ne puisse se faire. Les documentaires et les expéditions des explorateurs européens qui disent aimer l’Afrique profonde ont fait beaucoup de mal et ont ruiné à jamais l’image des seins africains dans le monde entier.

Depuis toujours, l’image qu’on a toujours montré en occident des seins africains sont des images de seins flasques, de seins tombés et regardant vers le bas et d’une laideur décevante. Une diffamation exagérée qui ne cherche en réalité qu’à montrer la dure réalité de la vie en Afrique. Mais ce que les gens oublient, c’est que même en matière de siens, on ne peut pas généraliser.

Les seins en Afrique, symbole de maturité et de féminité ont pour principale fonction nourrir les rejetons, laissant de côté le plaisir érotique. Mais en Afrique comme partout, là où il y a une paire de seins, tout le reste est sans importance.

Depuis la nuit des temps, les seins ont été l’objet de faits historiques et d’évènements sensationnels. On a vu des rois implorer humblement devant une paire de seins. De grands hommes qui sont devenus tous petits et qui ont perdu la raison. Il y a eu de grands guerriers qui ont tout abandonné pour des petits seins noirs, se laissant mener par  un destin inconnu… Des loups sont devenus comme des chats pour de petits seins noirs. Des rois ont négligé leur royaume pour les seins d’une certaine princesse du Dahomey, appelée la princesse Panthère….
Il a des gens qui ont vendu leur âme, renonçant à tout pour jouir de la proximité de ces deux globes glissants, malins parfois et doux et gourmands d’autres fois.

Avant de commencer, je voudrais que le lecteur objectif et fidèle à ses principes, n’essaye surtout pas de se distraire et de se donner au plaisir en imaginant les images des siens ci-dessous décrits.

En Afrique, il y a toutes sortes de seins… 


LA BASSINE : Les seins "Bassine" sont très communs dans les pays africains. On les appelle aussi « Lolo ». C’est le genre de seins de l’africaine ronde et bien en chair. Les seins "Bassine" sont énormes. Ils occupent toute la devanture des décolletés sans laisser de place pour un volume d’air. C’est la personnification d’une bonne poitrine africaine. C’est grand et agréable au toucher. Des seins visuellement hypnotiques avec ses mouvements compassés au rythme des fesses. Il est très facile de se perdre dans les seins "Bassine". Plusieurs rois et des milliers de guerriers ont perdu le nord à cause de ces seins qui sont rebelles et qui occupent un rôle principal partout où ils passent. Des seins, qui donnent envie d’applaudir à leur pas.

LA PAPAYE : Ce genre de seins est celui qui fait perdre la raison. Les seins "Papaye" pour celui qui ne connaît pas la papaye, sont trompeurs parce qu’ils semblent flasques en la partie supérieure et gonflés à la base. Une turgescence que donne envie de prendre la papaye, de la mordre à belles dents dans sa base juteuse et se laisser emporter par les arômes de ce fruit…

LA GOYAVE : Ce genre de seins est connu en Europe comme les "Seins Citrons" et même s’il est difficile de le croire, ces seins ont fait plus de ravages que beaucoup d’autres. Les seins "Goyave" sont petits, durs et ont un caractère qui n’a pas de temps à perdre avec des bêtises. Ce sont des seins qui cherchent des compagnons forts et vigoureux. Les pusillanimes peuvent s’abstenir de les aborder. Durs au toucher, mais rougeâtres et sucrés au-dedans, les seins "Goyave" créent addiction.

SIKA : Ce sont les seins par excellence. “Sika” veut dire “or”. On les appelle aussi “Les seins de blanche” parce qu’ils sont ronds, fermes et de taille moyenne. Ils n’ont rien de spécial à part le fait que les africains pensent que les seins « Sika » ne tombent jamais sinon qu’ils restent debout malgré les forces de la gravité et les duretés de la vie. Ce sont des seins standards. Beaucoup de gens les admirent, mais qui veut des seins “Sika” quand on peut avoir des seins « bassine » ?

LA BOUTEILLE : Ce sont des seins qui ont une vie propre. Ils s’érigent droits et pointus. C’est un genre de seins qui sort à bas âge et dans sa forme morphologique, ressemble à une bouteille. Ces seins restent droits en forme horizontale comme deux concombres et puis un jour ils tombent dans le vide comme des seins suicidaires. Ils sont très communs dans les villages africains d’avant où les gens se passaient des soutien-gorges. Aujourd’hui c’est une pièce de musée, une sorte de seins en voie de disparition. Et même si on ne le dirait pas, ils sont la source de tous les plaisirs….

LE COCO : Ce sont des seins ronds, très ronds ; Gros et gonflés mais très durs et sec à la fois. Comme une noix de coco, ces seins paraissent sérieux d’abord mais quand on les découvre ils sont appétissants et gloutons. Peu de gens ont eu l’opportunité de voir le monde avec des seins "Coco" à côté. Et ceux qui l’ont eue, c’est qu’ils ont su apprécier la partie exotique de la noix de coco.

CAMEROUN : Ce genre de seins n’est pas très courant en Afrique. Personne ne sait pourquoi on les appelle ainsi. Ce sont des seins normaux, avec des aréoles bombées, obscures ou tirant au rouge. Ils peuvent être grands ou petits mais on les distingue par l’aréole.

CALEBASSE : Ce sont des seins ronds comme les seins "Sika" mais plus fermes et durs. Il y en a en grands et en petits. Quand ils sont grands, ces seins sont une preuve palpable des ces femmes bénies par la mère nature ; des seins très faciles à dénuder parce qu’ils se dépouillent seuls des vêtements. On les reconnaît facilement parce qu’ils ont les tétons durs et toujours pointus. Ce sont des seins qui regorgent de jeunesse, de joie et d’envie de vivre la vie. Quand ils sont petits les seins "Calebasse" étirent la peau et donnent envie de les mordre, de les séquestrer et de les dompter.

PAMPLEMOUSSE : Seins bombés qui montrent jeunesse et bien-être. Bombés à la base, avec son aréole aussi bombée. Au toucher, ils ne sont pas trop durs mais on dirait qu’à n’importe quel moment, ils vont éclater. La taille est moyenne.

AVOCAT : C’est une variété de seins semblable aux seins "Papaye" Quand on les touche, on sait qu’il y a quelque chose à l’intérieur. Un secret caché au plus profond du cœur. Les seins "Avocat" ont guéri plusieurs maux. Beaucoup de gens sont d’accord sur le fait que les seins "Avocat" sont des seins avec une saveur sans précédente. Mais n’est-ce pas mieux la "Papaye" ?

LA BANANE : Ce sont des seins longs et uniformes. La différence entre les seins "Banane" et les seins "Bouteille", est le téton long et pointu des seins "banane"

REVOLVER : Ils paraissent toujours sur le point de tirer. Les seins "Révolver" sont petits et ont le téton en érection permanente. Beaucoup de gens sont restés là, muets, bouche ouverte à les regarder, sans savoir quoi faire. Ils sont petits et regardent de chaque côté avec orgueil. Ce sont des seins hautains, arrogants et prétentieux. Ces seins ont nargué rois et loups rusés.

POIS CHICHE: ce sont de petits seins qui passent le temps à vouloir être comme les seins « Calebasse » Ils sont petits, très petits. Mais ils ont une grande personnalité parce qu’ils sont tout téton.

… Et je pourrais encore continuer. Comme vous voyez, en Afrique tous les seins ne sont pas laids. Ici comme là bas, il y a des seins pour tous les goûts.

Et rappelez-vous que le paradis sur terre se trouve à dos d’un cheval, entre les pages d’un livre et entre les seins d’une femme…

http://larmoiredeyaivi.blogspot.com

Merci Yemi pour la correction.

vendredi 4 mai 2012

LA FAMILLE, PIRE ENNEMI DE L'AFRICAIN.

N’en déplaise à Nicolas Sarkozy et au "nègre" qui écrit ses discours, l’homme africain est bel et bien entré dans l’histoire. C’est une erreur grossière de penser que, parce qu’il n’existe aucun document d’époque précoloniale écrit en langue locale (en dehors de l’amharique) relatant les faits, que ceux-ci ne sont pas historiques. Les victoires des Zulus sur les Anglais, les généalogies des Royaumes de Mopti, Kongo ou Zimbabwe étaient connues des populations par la transmission orale et les hauts faits de chaque peuple étaient relatés dans le détail et connus de tous jusqu’à une acculturation urbaine récente datant de moins de vingt ou trente ans maximum.
Prisonniers et souvent victimes de la famille
Par contre l’homme et la femme africaine, dans l’immense majorité des cas ne sont pas encore entrés dans l’ère de l’individualisme. Ils sont prisonniers et souvent victimes de la famille dans le sens le plus vil et le plus détestable que celle-ci peut prendre.
- Sans l’omniprésence de la famille en Afrique, la corruption serait du même niveau qu’en Europe ou en Asie, car il existe de véritables corrompus partout sur la planète.
- Sans la famille, le tribalisme ne serait que le prolongement du folklore et le désir de préserver les coutumes.
- Sans la famille enfin, la sorcellerie serait un accessoire folklorique, une réminiscence du passé au même titre que la superstition en France.
Bien sûr, l’Afrique n’est pas monolithique, mono ethnique et mono culturelle. Il existe autant, si ce n’est plus de différences, entre un Bambara, un Zulu et un Masaï, pour ne citer que ces trois groupes, qu’entre un Suédois, un Portugais et un Moldave. Cependant, ceux qui ont vécu en Afrique, au contact quotidien avec les populations de diverses ethnies, catégories sociales et professions ont pu constater les ravages dus au parasitisme social, à la rapacité des cousins et de ceux que l’on appelle des frères ; et cela à tous les niveaux de la société, du pouvoir et de la hiérarchie sociale.
Cette famille élargie, que l’on connait à peine avant qu’elle ne vienne s’abattre sur vos économies, ou tout simplement votre moyen de subsistance, comme un vol de sauterelles ou de criquets pèlerins, l’Africain la subit au quotidien, s’en plaint en permanence mais n’ose agir contre par peur de l’opprobre.
La famille africaine prise dans sa dimension négative peut s’avérer pire par ses effets toxiques que le FMI, la Banque Mondiale, le néocolonialisme, les multinationales réunis sur le vécu quotidien des individus productifs, courageux et entreprenants.

Une extorsion de fonds permanente
Afin de rendre la démonstration plus claire il sera donné priorité à l’exemple dans cet article. Une tentative de théorisation sera abordée en fin de présentation.
Avoir un appartement de fonction assez vaste, ou pire une villa à sa disposition quand on est un, ou pire, une jeune salariée célibataire bien payée, est une véritable malédiction. L’Africain est censé être solidaire et partageur, il est en fait rançonné, pressuré, sucé jusqu’à la moelle par les membres de sa famille dès qu’il gagne un minimum d’argent.
Ce que l’on appelle communément entraide est en réalité une extorsion de fonds permanente sous le regard bienveillant de la communauté.
Et impossible de dire non, on se doit de "respecter la coutume" c’est-à-dire de se laisser envahir par une bande de bouches inutiles qui ne feront même pas la vaisselle, n’achèteront jamais un litre d’huile et s’ils le peuvent, face à un timide, arriveront à lui soutirer de l’argent de poche.
Dans un tel environnement, on comprend aisément que toute la paie du salarié va passer en nourriture pour quelquefois dix personnes alors qu’il n’a encore lui-même aucun enfant.

S’il n’arrive pas à tenir financièrement, il va être obligé d’exercer un second métier au détriment de son employeur et de son temps libre. Si ce patron est un étranger ou un membre d’une autre tribu, les scrupules concernant l’honnêteté, la ponctualité et le sérieux au travail seront vite balayés par la pression quotidienne du groupe. Et même au sein d’une même ethnie, les mauvais coups sont envisageables surtout si l’on a trouvé un emploi chez un vague cousin ou un soi-disant oncle qui aura du mal à appeler la police (souvent corrompue elle aussi), pour faire incarcérer un membre de la famille.
« La générosité tue ! »
Les vieux missionnaires qui disaient jadis d’un ton péremptoire "les noirs sont voleurs" bien avant de dénoncer leur lubricité atavique, n’avaient pas idée de ce que pouvaient être les pressions psychologiques qui régnaient sur ceux qui travaillaient à la mission.
Car en plus du chantage affectif "tu es des nôtres" ou "voler le blanc, ce n’est pas vraiment voler", ces bons chrétiens croyaient aussi au mauvais sort, à la sorcellerie et ne pas aider quelqu’un de la famille, du clan, puis par extension de la tribu, c’était et c’est encore, prendre le risque de s’exposer à des représailles, voire à un mauvais sort. Chez les musulmans, le syncrétisme existe aussi et la peur des sorciers et du poison est aussi forte que chez les chrétiens.

Or si les vieux curés et religieuses issus de l’époque coloniale et ayant perduré après les indépendances se plaignaient des méfaits de leurs ouailles cela se passait avant l’arrivée en force de l’urbanisation, de la société de consommation et de l’offre de produits attractifs comme les postes radios, les téléphones et autres petits plaisirs occidentaux importés de Chine.
Avec l’explosion de l’offre de produits de consommation, de l’émergence de l’anonymat des grandes métropoles, toutes les conditions sont réunies pour une explosion de la corruption, du trafic d’influence et des passe-droits. Un proverbe bantou de l’Est du Congo dit en ces termes : « La générosité tue ! ». Car il s’agit d’une générosité obligatoire, non volontaire souvent la main forcée.

La solidarité contrainte est le lot d’une immense majorité d’Africains. Et quand tout est épuisé et que les parasites sont là demandeurs et pressants, la tentation est grande de passer à l’acte délictueux qui expose au renvoi, à la prison ou à des représailles physique des victimes.
Certains profiteurs, voyant que la source de profit se tarit, iront sans vergogne s’installer chez un autre cousin, quand la première sœur aura été essorée. Et puis, il y a les "sœurs", les cousines qui empruntent un chemisier, des bijoux pour sortir et qui oublient de les rendre, qui utilisent le maquillage et les produits de beauté de celle qui fréquente un riche et qui ne remplacent rien. Et quand le mari se plaint trop des dépenses, on "perd" son téléphone ou on s’est "fait voler" son porte-monnaie au marché pour dissimuler l’argent donné au petit frère quémandeur qui en est à son énième mauvais coup, ne s’amende jamais et ne cesse de réclamer !
Le premier rançonné
Le président renversé du Burkina Faso, Ouedraogo, risquant sa tête pour détournement de fonds publics, a choisi comme argument à sa défense qu’en tant qu’Africain, tout le monde dans la salle du tribunal étant aussi Africain, les jurés se devaient de le comprendre, si ce n’est de lui pardonner ses incartades.
« En tant que premier citoyen du pays, j’étais aussi le premier rançonné. Je voyais des gens se disant de ma famille, dont j’ignorais l’existence jusqu’au jour de la première entrevue et qui me demandaient un poste, un privilège, de l’argent, une signature. Je donnais, je signais, vous en auriez tous fait autant ! ». Tel était retranscrit dans l’esprit les termes de son plaidoyer.

Il a sauvé sa tête toute comme l’une de ses ministre qui expliquait qu’il y avait beaucoup de casse de vaisselle lors des réceptions officielles et que quelquefois les assiettes et les couverts disparaissaient tous seuls, alors que certaines pièces du mobilier national avaient été retrouvées chez des nièces et des belles-sœurs. Si un dirigeant africain n’est pas à l’abri de pressions, alors qu’en est-il d’un citoyen lambda ?
Au bas de l’échelle sociale, une prostituée est victime en permanence des quolibets et des lazzis, la famille en a honte, mais elle peut se racheter en revenant au village, ou même en ville de nos jours, une valise pleine de cadeaux pour faire pardonner sa vie dissolue. Un poste de télévision fait vite oublier la méconduite d’une fille.
Et en Europe, le travailleur sénégalais émigré qui vit dans un foyer type SONACOTRA, et qui revenait jadis chez lui avec des cadeaux pour tous et une distribution de billets de banque pour monter qu’il avait réussi, de nos jours, n’a plus besoin de revenir au pays pour dépenser son argent. Western Union a été inventé spécialement pour le délester quasiment en temps réel de ce qu’il gagne à la sueur de son front qu’il soit balayeur, ouvrier, cadre ou travailleur indépendant. Car au-delà des mers la pression existe pour soutirer de l’argent à celui qui travaille, dur le plus souvent.
On n’existe pas pour soi-même
Ces comportements peuvent s’expliquer par l’absence de sécurité sociale généralisée dans les pays africains, en dehors de quelques mutuelles. Le sous-emploi, les mauvaises rémunérations, la précarité de l’emploi, l’exode rural sont souvent mis en avant pour justifier le parasitisme social. Mais cela ne suffit pas, car si l’emploi salarié est rare, si les gros et moyens entrepreneurs ne sont pas assez nombreux, le secteur informel permet à chacun de trouver une activité de subsistance.

En dehors des cas de guerre civile avec déplacement de population, de famine consécutive à une sécheresse ou autre catastrophe, on peut vivre, chichement certes, de son travail en Afrique, en dehors des mendiants et des infirmes. Mais le parasitisme social vient avant tout d’une imprégnation culturelle distillée depuis l’enfance, où l’on apprend l’interdépendance et où la place de l’individu en tant qu’entité sociale est mise au second plan.
On n’existe pas pour soi-même, mais on fait partie d’un groupe ayant sa cohésion, au cours de son existence l’Africain intègre de nouveau groupes, seul il n’est rien. L’individu isolé est comme un électron libre errant de noyau en noyau cherchant à se placer sur orbite autour d’un nouvel atome en guise de structure.
La modernité occidentale qui prévaut peu à peu économiquement est encore trop récente pour s’imposer psychologiquement. L’individu seul est menacé dans son psychisme, au pire la folie le guette et la guérison ne peut passer que par la réintégration dans le groupe et ainsi par l’acception de ses diktats.
Celui qui a profité pendant des années de la manne dispensée par un oncle, une sœur, un cousin, offrira "généreusement" une chèvre pour le mariage de son bienfaiteur et se sentira quitte de toute dette tant financière que morale et sans le moindre sentiment de culpabilité car il a été élevé comme ça.
Maintenir le lien de dépendance
Dans le même ordre d’idée, le jeune cadre qui gagne bien sa vie ne pourra payer lui-même la dot de sa future épouse, même s’il en a financièrement les moyens. Le père et les oncles insisteront pour payer au nom de la coutume, et une fois marié, au nom de la même coutume, ils viendront se goberger et récupérer au centuple le prix du malingre bestiau qu’ils auront acquitté pour le mariage. Le but essentiel étant de maintenir le lien de dépendance entre les membres d’une famille, pour faire cracher au bassinet celui ou celle qui donne l’impression d’avoir les moyens.

Avec deux milliards d’Africains prévus pour 2050, ils ne seront peut-être qu’un milliard et demi mais peu importe, le continent devra faire le choix de l’individualisme pour survivre. Car si les mentalités n’évoluent pas, le développement économique réel qui s’installe en ce moment (tous les Africains ne crèvent pas de faim, loin de là et la croissance atteint les 6% dans certains pays), sera mis à mal par des obstacles culturels.
Ce qui était déjà pénible au village avec une économie de troc est totalement incompatible avec une société mondialisé, à moins de vouloir faire vivre les Africains dans des réserves comme les Amérindiens, ce qui n’est pas ce que l’on puisse leur souhaiter de meilleur. L’Afrique a droit tout comme les autres continents au progrès, à l’industrialisation et au luxe.
La crainte des représailles
Certains verront dans cet article une vision ethnocentrique européenne. C’est faire fi des plaintes que de nombreux Africains dynamiques et travailleurs émettent à longueur de journée. Car si les coutumes sont encore respectées, si l’on ne peut encore chasser de chez soi un pique-assiette éhonté, cela n’empêche que tous les Africains supportent ce genre de situation avec amertume et de plus en plus mal. Car ce n’est pas la compassion qui les anime mais la crainte des représailles, de la sorcellerie et au mieux des qu’en-dira-t-on. La France était quasiment rurale il y a un siècle, il n’y plus que 5% d’exploitants agricoles qui ne sont même plus des paysans. Le pays a fait un choix de société et les mentalités ont changé. C’était le prix de la croissance.

L’Afrique devra elle aussi en passer par là. L’ère de l’individualisme et de la famille nucléaire n’est peut-être pas la seule option qui s’offre au continent, mais la moins couteuse et la plus facile à mettre en application.
Apprendre l’égoïsme
Apprendre l’égoïsme et le chacun pour soi est une option de développement. Le traitement social de la précarité de type européen n’est probablement pas la solution, mais son absence quasi-totale, pénalise ceux qui produisent en Afrique. La pyramide des âges se modifie dans de nombreux pays. La prise en charge de vieillards de plus en plus nombreux, va aussi créer un déséquilibre social. Car jusqu’à présent, seul le faible nombre de vieux autorisait la solidarité familiale.



Texte de Goerges Wang. 



mardi 13 décembre 2011

JE TE SOUHAITE...


Je te souhaite d'abord que tu aimes
Et qu'en aimant, tu sois à ton tour aimé.
Et, si ce n'est pas le cas, que tu puisses vite oublier
Et qu’après avoir oublié,  tu ne gardes aucune rancune.
Je ne souhaite pas que cela en soit ainsi, mais si c’est le cas
Que tu saches « être » sans désespérer.

Je te souhaite aussi que tu aies des amis,
Et même s'ils sont mauvais et inconséquents,
Qu'ils soient vaillants et fidèles.
Et qu’entre eux, il y ait au moins un,
À qui tu puisses te confier sans crainte. 

Et parce que la vie est ainsi faite,
Je te souhaite aussi que tu aies des ennemis.
Ni trop, ni trop peu, juste la bonne mesure, pour que parfois,
Tu puisses questionner tes propres certitudes.
Et que parmi eux, il y ait au moins un qui soit juste,
Pour que tu ne te sentes pas trop sûr de toi...

Je te souhaite aussi que tu sois utile,
Mais point irremplaçable. Et que dans les mauvais moments,
Quand il ne te restera plus rien,
Que cette utilité t’aide à te maintenir debout.

De la même manière, je te souhaite aussi que tu sois tolérant.
Pas avec ceux qui se trompent peu, parce que cela est facile,
Sinon avec ceux qui se trompent beaucoup et inévitablement.
Et que faisant bon usage de cette tolérance,
Que tu serves d’exemple à d’autres.

Je te souhaite qu’étant jeune, tu ne mûrisses point trop vite
Et qu’une fois mûr, que tu n’insistes pas à rajeunir,
Et qu’étant vieux, que tu ne te laisses pas au désespoir.
Parce que chaque âge à son plaisir et sa douleur
Et il est nécessaire de les laisser couler entre nous.

Je te souhaite de ce pas, que tu sois triste.
Pas toute l’année sinon à peine un jour.
Mais que ce jour, tu découvres que le rire journalier est bon,
Que le rire habituel est ennuyeux et que le rire constant est malsain.

Je te souhaite que tu découvres, urgemment, au-delà et malgré tout,
Qu’il existe et t’entourent des êtres opprimés,
Traités avec injustice et des personnes malheureuses.

Je te souhaite que tu caresses un chat,
Que tu donnes à manger à un oiseau
Et que tu écoutes le chardonneret se dresser
Triomphant avec son chant matinal,
Parce que de cette manière, tu pourras te sentir bien pour un rien.

Je souhaites que tu plantes une graine,
Pour plus petite qu’elle soit et que tu l’accompagne dans sa croissance.
Pour que tu puisses découvrir de combien de vies est fait un arbre.

Je te souhaite en plus que tu aies de l’argent,
Parce qu’il est nécessaire d’être pratique.
Et qu’au moins une fois par an,
Tu mettes une partie de cet argent devant toi
Et que tu dises "Ceci est à moi",
Seulement pour tirer au clair qui est maître de qui.

Je te souhaite qu’aucun de tes affectionnés ne meurt.
Mais si l’un d’eux arrive à mourir, que tu puisses pleurer
Sans te lamenter et souffrir sans te sentir coupable.

Je te souhaite enfin qu’étant homme, tu aies une bonne femme.
Et qu’étant femme, tu aies un bon mari.
Demain et après-demain et quand vous soyez épuisés et souriants,
Que vous puissiez parler d’amour pour recommencer. 

Et si toutes ces choses viennent à t’arriver,
Je n’ai plus rien d’autre à te souhaiter...


*Traduction du poème original « Desejo "Os Votos" » de Sergio Jockymann, publié  en 1980 dans le journal « El Jornal  Folha da Tarde, de Porto Alegre-RS » , au Brésil.